Mon histoire : comment j’ai transformé ma souffrance en mission de vie
- Caroline

- 28 mars
- 3 min de lecture
Et si la personne que vous êtes aujourd’hui dépendait de celle que vous avez été hier ?
Quand je regarde en arrière, c’est exactement le constat que je fais.
Cela fait un moment que je vous partage du contenu, mais je me rends compte que je ne me suis jamais vraiment présentée. Alors aujourd’hui, j’ai envie de le faire.
Je suis Caroline, naturopathe, maître Reiki et masseuse bien-être. Mais avant tout, je suis une femme de 32 ans, avec une histoire.
Si aujourd’hui j’accompagne des personnes souffrant de stress, d’angoisses, de dépression, de burn-out ou de surcharge émotionnelle, c’est parce que je connais cette souffrance de l’intérieur.
J’ai subi du harcèlement scolaire.
Cela a commencé en CM1 et a duré jusqu’à la fin du collège. J’ai été rejetée, insultée, frappée, humiliée… comme trop d’enfants encore aujourd’hui. Cela a profondément brisé mon enfance.
Sans ma famille, qui m’a toujours soutenue, je n’ai plus honte de dire que je ne serais peut-être pas là aujourd’hui.
Oui, une nuit, j’ai failli faire une grosse bêtise avant la rentrée scolaire. Heureusement, je ne suis pas passée à l’acte.
Pendant de longues années, j’ai été sous traitement médicamenteux pour réussir à avancer.
Au lycée, ça allait un peu mieux… mais le mal était déjà là. Et quand j’ai dû changer d’établissement après le bac, mon corps et mon esprit ont dit stop.
Pour la première fois de ma vie, je les ai vraiment écoutés. J’ai arrêté. Je ne suis jamais retournée dans un établissement scolaire.
J’ai été suivie par une psychiatre formidable avec qui je commençais à m’ouvrir. Malheureusement, elle est partie, et j’ai dû changer de professionnel. En seulement deux séances, on m’a dit que j’étais guérie. La suite a prouvé le contraire.
J’ai repris des études à domicile et obtenu un diplôme de secrétaire médicale. Mais ne trouvant pas de travail, je suis partie en intérim.
En parallèle, je me formais en naturopathie. Depuis mes 18 ans, je savais que je voulais faire ce métier… mais je ne me suis lancée que plusieurs années plus tard.
Puis le passé m’a rattrapée.
Cette souffrance que j’avais enfouie au plus profond de moi est revenue violemment. Je suis tombée en dépression profonde. Pendant six mois, je ne suis quasiment pas sortie de ma chambre. Encore une fois, ma famille a été essentielle.
Mais cette fois, j’ai décidé de faire les choses autrement. J’ai trouvé une psychologue qui a mis des mots sur ce que je vivais. Non, je n’étais pas “folle”. Non, le problème ne venait pas de moi.
Je souffrais de stress post-traumatique. J’ai appris qu’il n’existe pas qu’un seul type de traumatisme :il y a ceux liés à des événements violents… et ceux liés à une souffrance prolongée. C’était mon cas.
J’ai compris aussi une chose essentielle :on ne “soigne” pas une dépression, on en sort. J’ai appris à m’affirmer. À dire non. À être moi.
En parallèle, j’ai découvert le Reiki grâce à ma belle-sœur. Je me suis formée… et cette pratique a été une véritable lumière dans ma vie. À un moment où je ne voyais plus d’issue, elle m’a aidée à avancer. J’avais déjà expérimenté le magnétisme auparavant, mais pouvoir à mon tour aider les autres a été un déclic.
Je ne voulais plus que quelqu’un vive ce que j’ai vécu. Je ne voulais plus que des personnes souffrent en silence. Je voulais proposer une autre approche. Une approche plus humaine, plus globale, complémentaire. C’est pour cela que je fais ce métier aujourd’hui.
Alors oui, une part de moi sera toujours cette petite fille brisée, en pleurs dans une cour de récréation. Mais je suis aussi devenue une femme forte. Une femme qui s’est relevée.
Et aujourd’hui, je souhaite sincèrement vous accompagner, avec des valeurs qui me sont essentielles :
bienveillance, confiance, douceur, empathie et honnêteté.




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